7 posts tagged “actualité”
Ce livre remue l'intime des mères, avec écume.
A mettre aussi dans les mains des pères !
Passage de vies, Pour une naissance libre, Joelle Terrien
Instant Present
http://www.editions-instant-present.com
J'ai découvet cette vidéo... joliment faite.
Ce texte nous est adressé par http://terresacree.org. Ce sont des principes que nous essayons d'appliquer au quotidien depuis déjà longtemps. Ces petits gestes ne suffiront pas bien sûr à sauver la planète, mai ils peuvent y contribuer...
Que 2008 vous apporte bonheur et harmonie.
L'année 2007 restera sans doute comme un tournant dans le rapport de nos sociétés avec l'environnement. La conscience populaire a progressé dans cette direction et des engagements politiques ont commencé à germer au plan international.
A l'échelle individuelle, il est clair que nos habitudes devront se modifier au fil des décennies à venir. On peut déjà adopter quelques règles simples. En voici quinze, dont chacune en réunit parfois quelques autres. Elles ne sont guère contraignantes, et même économiquement lucratives. A chacun de les appliquer à sa manière. On peut aussi les enseigner à nos enfants qui, eux, connaîtront la suite de cette histoire qui commence...
Les déplacements
1 - Je prendrai le train
... le métro, le bus, le tramway, bref, les transports en commun. On peut aussi, tout simplement, préférer la marche à pied pour aller faire quelques courses en ville. Un Européen moyen achète 427 litres de carburant par an, le plus souvent pour des déplacements de quelques kilomètres. Pollution et dépenses financières peuvent ainsi être réduites simultanément.
2 - Je ne laisserai jamais tourner bêtement le moteur de ma voiture quand elle est arrêtée pour un moment
Rouler tranquillement, c'est-à-dire éviter d'accélérer brutalement et inutilement, réduit déjà notablement la consommation.
3- Pour ma prochaine voiture : si j'avais envie d'un V8, j'achèterai un V6, si j'avais envie d'un V6, j'achèterai un V4, si j'avais envie d'un V4, j'achèterai un vélo.
La consommation d'un moteur est mécaniquement liée (mais pas seulement, bien sûr) à sa cylindrée.
4 - De toute façon, j'achèterai un vélo
Voir conseil numéro 1.
Les habitudes d'achats
5 - J'achèterai des fruits de saison et des produits locaux
Le coût écologique d'un fruit importé de l'autre hémisphère, surtout dû au transport, est considérable. La culture sous serre, également, est une grosse consommatrice d'énergie.
6 - J'éviterai d'acheter des produits comportant de l'huile de palme
De plus en plus fréquents, dans les cosmétiques, les plats cuisinés, les chips, les barres chocolatées ou les gâteaux industriels (dont les viennoiseries), l'huile de palme est produite dans des conditions déplorables. Les plantations créées pour répondre à la demande mondiale en croissance exponentielle dévastent des forêts entières avec tout ce qu'elles contiennent.
7 - Je n'achèterai pas de bois illégalement coupé
Dans beaucoup de pays tropicaux, la majorité des coupes de bois proviennent d'exploitations travaillant dans l'illégalité. Une fois débité, ce bois est exporté et se retrouve souvent dans nos pays, sans que des contrôles empêchent ces importations. Préférez donc les bois locaux ou estampillés FSC (Forest Stewardship Council).
8 - Je n'achèterai pas de poissons des grands fonds ni de poissons carnivores, comme le thon
Les populations de poissons des grands fonds sont mal connues mais on sait une chose : la croissance de ces animaux est très lente. La surexploitation actuelle, dans des eaux internationales, en l'absence de règlementation, a déjà décimé de nombreux lieux de pêche. L'empereur est proche de l'extinction. Quant aux poissons carnivores, ils sont en haut de la chaîne alimentaire. Manger du thon, c'est bon mais, hélas, c'est, sur le plan écologique, comme manger du lion.
(Vous retrouverez bientôt sur Futura-Sciences le témoignage de Claire Nouvian, une cinéaste qui a travaillé le sujet durant plusieurs années).
A la maison
9 - Je ne laisserai pas couler l'eau du robinet
Prendre une douche plutôt qu'un bain, réparer les fuites dans la robinetterie ou éviter de laisser couler l'eau tandis que l'on se frotte les mains : voilà de quoi diminuer sa consommation de plusieurs dizaines de milliers de litres par an. A la réduction de la facture s'ajoute l'impact, bénéfique et très important, sur les ressources en eau disponible pour l'ensemble de la population.
10 - Je débrancherai les appareils électroniques qui se mettent en veille au lieu de s'éteindre
Cette étrange mode, parfaitement inutile, représente environ 200 kWh/an et par foyer. Le geste est simple et l'effet immédiat, en premier lieu sur la facture d'électricité.
11 - Je tâcherai de mieux isoler ma maison
Un habitat moderne consomme entre 80 et 250 kW/m2/an. Double fenêtrage et isolation thermique permettent de déplacer la consommation de la maison à l'intérieur de cette fourchette. Les prochaines constructions devraient faire mieux : les discussions du « Grenelle de l'environnement » ont abouti à la décision qu'un tiers des logements neufs devront consommer moins de 50 kWh/m2/an.
12 - J'achèterai des ampoules électriques à basse consommation
A lumière égale, la quantité d'électricité est divisée par quatre ou cinq. Quant au prix d'achat plus élevé, oublions ce détail : ces lampes ont une durée de vie en moyenne six fois plus longue et ne coûtent pas six fois plus chères.
Au bureau
13 - J'éteins la lumière en partant le soir
... quand c'est possible bien sûr. Si l'on utilise un ordinateur, on peut aussi penser à l'éteindre le soir. Le bureau est un endroit particulièrement énergivore, tant les activités y sont guidées par d'autres priorités. Et pourtant... Entre 1991 et 2004, British Telecom a réduit sa facture énergétique de 214 millions de dollars par de simples mesures de ce genre. Eviter d'imprimer inutilement ou réutiliser le verso de pages comme papier brouillon peut aussi aider les forêts.
Dans la Nature
14 - J'éviterai de jeter quoi que ce soit en dehors des poubelles
... ni par la vitre de la voiture, ni pendant le pique-nique. Une canette restera dix ans sur place. Un sac en plastique flottant sur la mer semblera appétissant à une tortue mais l'étouffera.
15 - J'évite de cueillir des plantes inconnues
Elles peuvent être protégées ! Mais cela ne m'empêchera pas d'aller me balader plus souvent dans la nature (voir conseils numéro 1 et 4), où l'on fait de belles rencontres...
Les marchés de Noël de Strasbourg et de Fribourg ont grande réputation, mais celui de Montbéliard vaut également le déplacement. Nous l'avons découvert l'année dernière.
Pendant quatre siècles (1397-1793) la ville de Montbéliard, située entre Vosges et Jura, a fait partie du comté de Würtemberg. L'ancienne principauté célèbre Noël dans la plus pure tradition allemande : illuminations, marché de Noël, patinoire à ciel ouvert, expositions dejouets, des contes et concours pour les enfants, concerts, spectacles de rue...
Cette année, la Finlande est mise à l'honneur, avec 10 artisans au milieu des 140 présents. Ils proposent des bijoux en bois de renne, des vêtements en peau de renne ou en laine, des couteaux traditionnels, de la viande de renne, du saumon fumé, des biscuits de Noël ou des boissons aux baies sauvages.
Dans leurs maisonnettes en bois, les artisans présentent des objets originaux pour vos cadeaux ou décorations de Noël : bois, ivoire, verre, laine, raku, mais aussi de l'épicerie fine : escargots, foie gras, chocolats, biscuits parfumés au senteurs de Noël, vin chaud... nous avions apprécié en particulier deux artisans pour qui nous sommes revenus. A nous le chocolat aux pistaches ou celui au piment ! Sans parler des biscuits alsaciens à la cannelle ou l'anis... Un régal qu'on ne trouve qu'à cette époque.
Montbéliard, connue pour ses illuminations de Noël (200 000 ampoules s'allument chaque soir) offre chaque année un défilé des Lumières pour la Sainte-Lucie, au son des fifres et des grelots de 130 enfants, coiffés de couronnes de bougies.
Le marché vous accueille sur la place Saint-Martin du 24 novembre au 24 décembre : tous les jours de 10h30 à 20h - Ouverture à 14h les lundis. Nocturnes jusqu'à 21h tous les samedis. Le lundi 24 décembre, de 10h30 à 18h.
Le lave-linge qui tombe en panne : plus de vidange. Pas de bricoleur sous la main. J'ai l'habitude depuis sept ans de me débrouiller seule.
Mon soucis est que le tambour est plein d'eau et de linge, que son ouverture est faciale. Si j'ouvre le filtre, situé au raz du sol, je vais innonder la salle de bain. Impossible pour moi de soulever la machine, trop lourde de son poids, d'eau et de linge. Tant pis, il faudra éponger...
Cela m'aura pris deux heures, à vider l'eau, éponger, essorer le linge, déplacer la machine, nettoyer... Quelqu'un m'a dit un jour : "mais que vas-tu faire à la maison si tu ne travailles plus ? Tu vas t'ennuyer !".
C'est simple : je mets les appareils électroménagers en panne pour m'occuper.
Le dépanneur est passé : il lui a suffi de soulever la machine et, à travers le filtre, d'ôter l'objet qui bloquait la pompe de vidange : un morceau de mini-mèche de chignole. Mais d'où cela vient-il ? Personne ne bricole chez nous... Mystère.
Dix minutes qui m'ont coûté 60 euros.
La prochaine fois je saurai quoi faire : chercher un voisin pour soulever la machine ! Je lui offrirai un café... Sa compagnie sera plus agréable que celle de ma serpillère...
Vous direz que sur le sujet des retraites je ne suis pas crédible puisque je suis fonctionnaire.
Je laisse donc la parole à Claude Danthony, maître de conférence en mathématiques à l'école normale supérieure de Lyon.
Torchons ?
Ou serviettes ??
Un grand battage médiatique ne cesse actuellement d'opérer une comparaison
entre le nombre d'annuités nécessaires pour obtenir une retraite à taux
plein, avec 37,5 dans le public et 40 dans le privé et de déduire de ces deux
chiffres que c'est inéquitable.
Mais personne ne pense à préciser que le même mot « annuité » correspond à des réalités tellement différentes dans les deux régimes que la comparaison n'a guère de sens :
Autant donc ajouter des torchons et des serviettes !
Démonstration :
Nous avons tous appris à l'école qu'on n'ajoute pas des choux et des carottes ou des torchons et des serviettes. Tout comptable sait que des comparaisons ne sont valables que si elles sont effectuées " à structure comparable ".
En tant que scientifique, j'ai le devoir, lorsque je compare deux données chiffrées, de commencer par vérifier qu'elles correspondent à la même réalité, par exemple elles sont exprimées dans la même unité.
Sinon, on peut faire dire absolument n'importe quoi aux chiffres.
Le mot " annuité " correspond en fait à un nombre issu de calculs totalement différents dans les deux régimes. En gros :
- Dans le public, le nombre d'annuités correspond au temps où l'on occupe effectivement un emploi, au prorata du temps de travail (ainsi, 1 an de travail à mi-temps donne une demi-annuité, 1 an à 80% donne 0,8 annuité, etc.).
- Dans le privé, c'est bien plus compliqué. Cela dépend d'abord des sommes perçues :
On valide, pour chaque année civile, un nombre de trimestres correspondant au salaire soumis à cotisations dans l'année.
C'est ainsi, pour prendre un exemple, qu'un cadre qui a travaillé 3 mois dans une année civile obtiendra une annuité entière (alors qu'un smicard qui a travaillé 3 mois n'obtiendra lui que 0,5 annuité : est-ce bien équitable ?).
De même, un an de travail à mi-temps compte pour une annuité complète. On rajoute ensuite certaines périodes non travaillées : chômage (en partie), congé parental (sous conditions), etc.
A cela s'ajoutent des bonifications qui diffèrent totalement entre les deux régimes, dont la bonification pour enfant accordée aux mères (2 ans dans le privé, 1 dans le public)(1).
En résumé il est parfois plus " facile " d'obtenir des annuités dans le privé que dans le public.
Voilà un exemple qui montre bien les limites de cette comparaison.
Puisque les médias se sont fait l'écho de certains avantages (oubliant les inconvénients) des femmes fonctionnaires mères de 3 enfants, prenons l'exemple d'une mère de 3 enfants qui décide de travailler 8 ans à mi-temps pour les élever :
- - Si elle est dans le privé, elle aura une bonification de 6 annuités et les 8 ans à mi-temps compteront pour huit annuités. Pour obtenir une retraite à taux plein (40 annuités), il lui faudra donc obtenir 40-8-6, soit 26 annuités supplémentaires.
- - Si elle est fonctionnaire, la bonification sera de 3 annuités et les 8 ans à mi-temps compteront pour 4 annuités. Pour obtenir une retraite à taux plein (37,5 annuités), il lui faudra travailler effectivement 30,5 années à plein temps.
Est-ce bien équitable ?
(1) Vous pensez peut-être que ce projet, qui se veut équitable, va revenir sur cette différence ? Détrompez-vous : s'il instaure une validation des périodes de congé parental, le projet supprime purement et simplement la bonification d'un an des femmes fonctionnaires, pour les enfants nés après le 1er janvier 2004 !
Mais la suite parait claire : s'il passe, vous entendrez dans quelques années à la télévision : " Dans le privé il y a une bonification de 2 ans par enfant qui n'existe pas pour les fonctionnaires, c'est inéquitable ". Et on supprimera la bonification des mamans du privé !
Tout cela pour dire que comparer le nombre d'annuités nécessaires pour obtenir une retraite à taux plein dans les deux régimes et en déduire que ce serait inéquitable car 37,5 est inférieur à 40 n'a aucun sens et relève de l'imposture.
D'autant plus que la notion de " retraite à taux plein " n'a strictement rien à voir entre les deux régimes et qu'on ne tient pas compte des retraites complémentaires du privé !
Un jour où j'avais pris un énarque en flagrant délit de comparaison de chiffres incomparables, il m'avait répondu : " D'accord, mais vous, vous vous intéressez au sujet. Pour les gens, il faut des idées simples !".
Je ne voudrais pas que l'opinion publique soit convaincue que les fonctionnaires seraient des privilégiés du simple fait que les médias colportent une idée aussi simple qu'inexacte.
II n'empêche que cette stratégie de dresser le privé contre le public, sur la base d'une " idée simple " permet de faire passer au second plan certaines réalités.
Elle permet d'oublier que la réforme Balladur de 93, en augmentant la durée de cotisation de 37,5 à 40 ans (là on peut comparer les données puisque c'est le même régime), mais surtout par l'introduction de la décote et l'allongement de la période de référence, a déjà diminué et surtout va encore dégrader fortement les retraites du privé.
Elle permet de faire passer au second plan que la réforme ne concerne pas les seuls
fonctionnaires, puisque l'on va passer pour tous, de 40 annuités en 2008 à environ 42 en 2020. C'est faire oublier un des principes de ce projet de loi, qui me pose personnellement problème.
Alors que depuis le dix-neuvième siècle, l'augmentation de la richesse de la France (et des pays riches) est allée de pair avec une diminution phénoménale de la part de sa vie qu'une personne consacre à travailler, le projet revient sur l'histoire, en décidant que désormais, sur une vie, la proportion du temps consacrée au travail ne devra plus diminuer.
J'entends d'ailleurs tous les jours dans les médias des personnes me dire sur un ton docte et péremptoire: " il faut que les français comprennent qu'il faut travailler plus ". Soit, ils ont peut-être raison. Mais dans la mesure où une telle affirmation est contraire à ce qui s'est passé dans les 150 dernières années, je considère, en tant que scientifique, qu'ils doivent justifier leurs affirmations.
Or je n'ai jamais entendu personne me donner un véritable argument selon lequel nous serions vraiment aujourd'hui dans une situation nouvelle justifiant une inversion du phénomène historique, c'est-à-dire une augmentation du temps de travail.
Elle permet de faire oublier que ce projet est un choix politique de faire supporter aux seuls salariés actuels (pas aux employeurs ou à l'impôt) le coût de l'augmentation de l'espérance de vie, en justifiant cela par une nouvelle " idée simple " :
On nous répète qu'il n'y aurait pas d'autre choix, ce qui est bien sûr faux.
Surtout, cela permet d'occulter le fait que les inégalités au sein du privé sont bien plus criantes qu'entre le privé et le public. Dans le privé, tout va dépendre de la convention collective, de la taille de l'entreprise ou encore du temps partiel subi ou choisi. Vaut-il mieux être employé à temps partiel subi d'une PME du nettoyage ou à temps plein d'une grande entreprise, avec un accord 35 heures, un CE et une convention collective très favorables ?
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