17 posts tagged “mots divers”
Le lave-linge qui tombe en panne : plus de vidange. Pas de bricoleur sous la main. J'ai l'habitude depuis sept ans de me débrouiller seule.
Mon soucis est que le tambour est plein d'eau et de linge, que son ouverture est faciale. Si j'ouvre le filtre, situé au raz du sol, je vais innonder la salle de bain. Impossible pour moi de soulever la machine, trop lourde de son poids, d'eau et de linge. Tant pis, il faudra éponger...
Cela m'aura pris deux heures, à vider l'eau, éponger, essorer le linge, déplacer la machine, nettoyer... Quelqu'un m'a dit un jour : "mais que vas-tu faire à la maison si tu ne travailles plus ? Tu vas t'ennuyer !".
C'est simple : je mets les appareils électroménagers en panne pour m'occuper.
Le dépanneur est passé : il lui a suffi de soulever la machine et, à travers le filtre, d'ôter l'objet qui bloquait la pompe de vidange : un morceau de mini-mèche de chignole. Mais d'où cela vient-il ? Personne ne bricole chez nous... Mystère.
Dix minutes qui m'ont coûté 60 euros.
La prochaine fois je saurai quoi faire : chercher un voisin pour soulever la machine ! Je lui offrirai un café... Sa compagnie sera plus agréable que celle de ma serpillère...
Vous direz que sur le sujet des retraites je ne suis pas crédible puisque je suis fonctionnaire.
Je laisse donc la parole à Claude Danthony, maître de conférence en mathématiques à l'école normale supérieure de Lyon.
Torchons ?
Ou serviettes ??
Un grand battage médiatique ne cesse actuellement d'opérer une comparaison
entre le nombre d'annuités nécessaires pour obtenir une retraite à taux
plein, avec 37,5 dans le public et 40 dans le privé et de déduire de ces deux
chiffres que c'est inéquitable.
Mais personne ne pense à préciser que le même mot « annuité » correspond à des réalités tellement différentes dans les deux régimes que la comparaison n'a guère de sens :
Autant donc ajouter des torchons et des serviettes !
Démonstration :
Nous avons tous appris à l'école qu'on n'ajoute pas des choux et des carottes ou des torchons et des serviettes. Tout comptable sait que des comparaisons ne sont valables que si elles sont effectuées " à structure comparable ".
En tant que scientifique, j'ai le devoir, lorsque je compare deux données chiffrées, de commencer par vérifier qu'elles correspondent à la même réalité, par exemple elles sont exprimées dans la même unité.
Sinon, on peut faire dire absolument n'importe quoi aux chiffres.
Le mot " annuité " correspond en fait à un nombre issu de calculs totalement différents dans les deux régimes. En gros :
- Dans le public, le nombre d'annuités correspond au temps où l'on occupe effectivement un emploi, au prorata du temps de travail (ainsi, 1 an de travail à mi-temps donne une demi-annuité, 1 an à 80% donne 0,8 annuité, etc.).
- Dans le privé, c'est bien plus compliqué. Cela dépend d'abord des sommes perçues :
On valide, pour chaque année civile, un nombre de trimestres correspondant au salaire soumis à cotisations dans l'année.
C'est ainsi, pour prendre un exemple, qu'un cadre qui a travaillé 3 mois dans une année civile obtiendra une annuité entière (alors qu'un smicard qui a travaillé 3 mois n'obtiendra lui que 0,5 annuité : est-ce bien équitable ?).
De même, un an de travail à mi-temps compte pour une annuité complète. On rajoute ensuite certaines périodes non travaillées : chômage (en partie), congé parental (sous conditions), etc.
A cela s'ajoutent des bonifications qui diffèrent totalement entre les deux régimes, dont la bonification pour enfant accordée aux mères (2 ans dans le privé, 1 dans le public)(1).
En résumé il est parfois plus " facile " d'obtenir des annuités dans le privé que dans le public.
Voilà un exemple qui montre bien les limites de cette comparaison.
Puisque les médias se sont fait l'écho de certains avantages (oubliant les inconvénients) des femmes fonctionnaires mères de 3 enfants, prenons l'exemple d'une mère de 3 enfants qui décide de travailler 8 ans à mi-temps pour les élever :
- - Si elle est dans le privé, elle aura une bonification de 6 annuités et les 8 ans à mi-temps compteront pour huit annuités. Pour obtenir une retraite à taux plein (40 annuités), il lui faudra donc obtenir 40-8-6, soit 26 annuités supplémentaires.
- - Si elle est fonctionnaire, la bonification sera de 3 annuités et les 8 ans à mi-temps compteront pour 4 annuités. Pour obtenir une retraite à taux plein (37,5 annuités), il lui faudra travailler effectivement 30,5 années à plein temps.
Est-ce bien équitable ?
(1) Vous pensez peut-être que ce projet, qui se veut équitable, va revenir sur cette différence ? Détrompez-vous : s'il instaure une validation des périodes de congé parental, le projet supprime purement et simplement la bonification d'un an des femmes fonctionnaires, pour les enfants nés après le 1er janvier 2004 !
Mais la suite parait claire : s'il passe, vous entendrez dans quelques années à la télévision : " Dans le privé il y a une bonification de 2 ans par enfant qui n'existe pas pour les fonctionnaires, c'est inéquitable ". Et on supprimera la bonification des mamans du privé !
Tout cela pour dire que comparer le nombre d'annuités nécessaires pour obtenir une retraite à taux plein dans les deux régimes et en déduire que ce serait inéquitable car 37,5 est inférieur à 40 n'a aucun sens et relève de l'imposture.
D'autant plus que la notion de " retraite à taux plein " n'a strictement rien à voir entre les deux régimes et qu'on ne tient pas compte des retraites complémentaires du privé !
Un jour où j'avais pris un énarque en flagrant délit de comparaison de chiffres incomparables, il m'avait répondu : " D'accord, mais vous, vous vous intéressez au sujet. Pour les gens, il faut des idées simples !".
Je ne voudrais pas que l'opinion publique soit convaincue que les fonctionnaires seraient des privilégiés du simple fait que les médias colportent une idée aussi simple qu'inexacte.
II n'empêche que cette stratégie de dresser le privé contre le public, sur la base d'une " idée simple " permet de faire passer au second plan certaines réalités.
Elle permet d'oublier que la réforme Balladur de 93, en augmentant la durée de cotisation de 37,5 à 40 ans (là on peut comparer les données puisque c'est le même régime), mais surtout par l'introduction de la décote et l'allongement de la période de référence, a déjà diminué et surtout va encore dégrader fortement les retraites du privé.
Elle permet de faire passer au second plan que la réforme ne concerne pas les seuls
fonctionnaires, puisque l'on va passer pour tous, de 40 annuités en 2008 à environ 42 en 2020. C'est faire oublier un des principes de ce projet de loi, qui me pose personnellement problème.
Alors que depuis le dix-neuvième siècle, l'augmentation de la richesse de la France (et des pays riches) est allée de pair avec une diminution phénoménale de la part de sa vie qu'une personne consacre à travailler, le projet revient sur l'histoire, en décidant que désormais, sur une vie, la proportion du temps consacrée au travail ne devra plus diminuer.
J'entends d'ailleurs tous les jours dans les médias des personnes me dire sur un ton docte et péremptoire: " il faut que les français comprennent qu'il faut travailler plus ". Soit, ils ont peut-être raison. Mais dans la mesure où une telle affirmation est contraire à ce qui s'est passé dans les 150 dernières années, je considère, en tant que scientifique, qu'ils doivent justifier leurs affirmations.
Or je n'ai jamais entendu personne me donner un véritable argument selon lequel nous serions vraiment aujourd'hui dans une situation nouvelle justifiant une inversion du phénomène historique, c'est-à-dire une augmentation du temps de travail.
Elle permet de faire oublier que ce projet est un choix politique de faire supporter aux seuls salariés actuels (pas aux employeurs ou à l'impôt) le coût de l'augmentation de l'espérance de vie, en justifiant cela par une nouvelle " idée simple " :
On nous répète qu'il n'y aurait pas d'autre choix, ce qui est bien sûr faux.
Surtout, cela permet d'occulter le fait que les inégalités au sein du privé sont bien plus criantes qu'entre le privé et le public. Dans le privé, tout va dépendre de la convention collective, de la taille de l'entreprise ou encore du temps partiel subi ou choisi. Vaut-il mieux être employé à temps partiel subi d'une PME du nettoyage ou à temps plein d'une grande entreprise, avec un accord 35 heures, un CE et une convention collective très favorables ?
Ecoutez un autre avis... ici
Que mettriez-vous dans votre boite à souvenirs?
Suggéré par Marchand-de-sel.
Ma boite à souvenirs est une sorte de jardin secret...
J'y range mes émotions, que je dépoussière de temps en temps : celles liées aux images de ma mémoire... comme une lumière particulière à Rome... un tableau à Florence... la tombée de la nuit sur Prague... une rencontre, un regard, une connivence... Tout ce qui est unique et impalpable, qu'on ne peut visualiser ou photographier, ce qui n'appartient qu'à moi.
J'ai parfois eu la chance de partager ces moments sans même dire un mot, le souvenir en est amplifié...
Ma boite à souvenirs est bien remplie mais elle est loin d'être pleine !
Je me suis inscrite : le coût des cours (minimum 300 euros l'année) ne le rend pas accessible à tous, mais de là à dire que c'est snob... L'enseignement est donné par des passionnés, des personnes qui connaissent bien la philosophie chinoise et qui pratiquent depuis de longues années. Ils ont également la maîtrise du Qi Gong, l'art de faire circuler l'énergie vitale grâce à des postures immobiles en y associant un travail sur la respiration et des pressions sur les points d'acuponctures. Cela demande une immense concentration et un long travail, mais on arrive à ressentir la chaleur de sa propre énergie circuler le long des méridiens. On pratiquait le Qi Gong à la fin de chaque cours : très relaxant. Les cours commençaient par le "pas du chat", à travers lequel on pouvait prendre conscience de son corps dans l'espace : on marche les jambes dans l'écartement du bassin, en déroulant le pied du talon aux orteils comme pour en marquer l'empreinte sur le sol. On avance ainsi lentement, et on revient en reculant, en déroulant le pied des orteils au talon. Nous sommes un élément qui relie la terre au ciel, l'énergie vitale nous traverse. Nous apprenions ensuite les premières figures de la petite forme, les répétant inlassablement jusqu'à les posséder et les enchaîner harmonieusement, se concentrant sur la respiration qui vient du ventre, sur la lenteur et la précision des gestes. Libérer l'énergie interne débloque les tensions musculosquelettiques. C'est ce qui a du se passer pour moi : au bout de trois mois de pratique j'ai ressenti des douleurs dans une épaule. Une année auparavant j'avais eu un accident de voiture dont j'étais sortie avc un torticoli, ma voiture, elle, était partie directement à la casse. Depuis ce jour j'avais un problème sur une vertèbre que je compensais inconsciemment par une raideur cervicale, libérée par la pratique du tai chi chuan. J'ai subi des soins de longs mois. J'ai arrêté les cours de tai chi chuan dans le même temps sans pouvoir reprendre à cause d'un déménagement. Si j'avais continué mon problème de vertèbre se serait-il résolu plus facilement ? Une personne du groupe avait vu disparaître ses douleurs articulaires juste en pratiquant le pas du chat chaque matin, une autre avait récupéré de son insuffisance respiratoire après des années de pratique. Aujourd'hui je pense toujours au tai chi chuan, mais le prix des cours me freine...
C'est en fait un art martial issu de l'observation, par un moine taoïste, d'un combat entre un oiseau et un serpent. La technique du serpent, toute en rondeur et en souplesse, lui permit de gagner. C'est un combat contre un adversaire invisible dont on utiliserait la force d'attaque pour se défendre en accompagnant ses agressions.
Cet art est axé sur le Qi, énergie intérieure. Il apprend à maîtriser cette énergie par un travail sur la respiration associé à des mouvements lents et précis, souples et puissants. Toutes les parties du corps sont stimulées et régénérées.
Il fait partie de la médecine traditionnelle chinoise : il permet la circulation de l'énergie vitale dans le corps, l'assouplissement des articulations. Il réduit l'ostéoporose, il diminue le risque de chute, il entretient la mémoire, il aide au sommeil, il soulage l'arthrose. Il augmente l'équilibre et l'espérance de vie. On le conseille aux personnes âgées.
La maîtrise du tai-chi chuan demande un long apprentissage : est enseignée d'abord la petite forme, enchaînement de 24 figures. Il faut une année de pratique régulière pour la posséder. On peut passer ensuite à la forme longue, de 80 à 105 mouvements. Chaque figure porte un nom imagé comme : "saisir la queue de l'oiseau" ou "caresser l'encolure du cheval".
Chaque mouvement, réalisé avec force et fluidité, part du centre énergétique, dans l'expression du yin et du yang. La respiration est abdominale. Le corps s'étire, les pieds enracinés dans le sol, la tête poussée vers le ciel, les mains ouvertes bougeant avec rondeur comme si elles tenaient un ballon, l'énergie circulant dans tout le corps.
La pratique quotidienne de quinze minutes de tai chi chuan développe calme, équilibre, concentration et apporte sérénité. La petie forme dure cinq minutes.
Petite démonstration:
La Vieille Bourse est un monument incontournable de Lille, située en son centre.
A l'initiative de Philippe V, roi d'Espagne, elle fût achevée par Julien Destrée en 1653. C'est un édifice d'architecture flamande, formé de 24 petites maisons identiques, surmontées de cariatides et de blasons, avec une cour intérieure habillée de colonnes et de pilastres richement ornementés.
Sa cour, destinée aux marchands à son origine, est devenue un lieu privilégié pour les bouquinistes et les joueurs d'échecs.
C'est ma bibliothèque préférée, le lieu où je passerais des heures à flâner, à chiner au milieu des vieux livres. On y trouve tous les thèmes, à tous les prix, récents ou très vieux : médecine, Art, littérature, encyclopédies, bandes dessinées...
Les bouquinistes s'installent, chaque jour sauf le lundi, sous les galeries entourant la cour intérieure. C'est un havre de paix et de silence au milieu de l'effervescence de la ville.
J'habite aujourd'hui Besançon, mais chaque fois que je retourne dans ma ville natale, j'ai besoin de passer par la Vieille Bourse et le quartier du Vieux-Lille.
Mon père travaillait dans une imprimerie : il respectait le livre comme un objet précieux.
J'étais une enfant solitaire. J'aimais me réfugier dans les livres. Je lisais tout ce qui me tombait sous la main, ceux que mon père rapportait, les romans à l'eau de rose de ma grand-mère, les BD de mes oncles... Je dévorais tout, sans distinction. J'entrais dans l'histoire, j'en devenais l'héroine, je vivais les évènements, je me promenais dans les lieux comme si j'y étais. Je voyais défiler ce que je lisais : mon propre univers adapté à l'histoire, mieux que dans un film. Je commençais toujours par la dernière page comme si j'avais besoin de savoir que l'histoire se terminait bien...
Adolescente, à fleur de peau, certains ouvrages m'étaient douloureux, je les vivais émotionnellement, même si je les ai dévorés : la comédie humaine de Balzac ou les Rougon-Macquart de Zola...
Je pouvais lire un livre sur une nuit, happée par son histoire. J'ai aimé Stendhal, Beaudelaire, Rabelais et son Gargantua, Le petit prince de Saint-Exupéry, la condition humaine de Malraux... J'ai découvert d'autres auteurs comme Pascal, Descartes, Dumas, Flaubert, Voltaire, George Sand, Camus, Colette, Pagnol, Vian, Bazin, Hugo, Ionesco, Hemingway, Sagan... avec une préférence pour Cesbron ou Vincenot... Mon livre de chevet était Les rêveries du promeneur solitaire, de Rousseau.
Mais à partir du Bac, mes yeux fatigués ne me premettaient plus de lire de longues heures. J'ai plongé dans les livres de biologie pour mes études d'infirmière. Je me suis ensuite consacrée à ce travail passionnant. Happée par le quotidien, lire est devenu accessoire. Je parcourais encore quelques nouvelles, des polars, des livres sur l'Art ou des ouvrages que m'offraient des patients. Tout chez moi est histoire de rencontres.
Je ne travaille plus depuis quelques mois et je me remets doucement à la lecture : Anna Gavalda, Didier Van Cauwelaert, François Cheng, Richard Bohringer, Marc Lévy, au hasard. J'ai besoin de finir vite un livre dès que je l'ai commencé, de vivre son histoire d'un bout à l'autre sans interruption. La vie quotidienne ne le permet pas toujours. Les derniers que j'ai lus étaient de Christiane Singer : son écriture emplie d'humanité m'émeut particulièrement.
Je lis en ce moment le monde de Sophie, de Jostein Gaarder. Je prends le temps de le parcourir, contrairement à mes habitudes. Si je l'avais eu dans les mains à 17 ans, j'aurais appréhendé mes cours de philo autrement..
Dans ma bibliothèque m'attendent Cioran, Paulo Coelho, Mathieu Ricard, Tahar Ben Jelloun...
Le livre est pour moi de l'émotion pure. A savourer. J'ai la vie devant moi.
Christian Vélot est chargé de recherche sur les OGM à l'Institut d'Orsay. Il est donc bien placé, en tant que scientifique de terrain, pour en parler.
Il s'est appliqué jusqu'à aujourd'hui à vulgariser le sujet au travers de conférences adressées au grand public. Il y fait très clairement la différence entre les OGM utilisés en industrie pharmaceutique (pour la fabrication de l'insuline en laboratoire par exemple) et les OGM utilisés en agroalimentaire, dans lesquels sont introduits des pesticides, cultivés en plein champ pour être consommés par le tout public.
Christian Vélot, en guise de remerciements, vient de se voir signifier la fin de son contrat de recherche pour 2010. L'institut d'Orsay lui a également soustrait ses crédits, ses étudiants stagiaires et demandé de déménager son laboratoire avant cette échéance et même dès 2008...
Une pétition de soutien à Christian Vélot .
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Les soins palliatifs sont nés en Angleterre, en 1967 (Cecily Saunders), puis gagnent le Canada, les USA (Elisabeth Kübler-Ross) dans les années 1970-80.
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En France, 1983 voit la création de JALMALV (Jusqu'à La Mort Accompagner La Vie).
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En 1984, l'ASP Fondatrice a pour rôle le recrutement et la formation des bénévoles.
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1986 : reconnaissance des ASP par la "Circulaire Laroque" du ministère de la Santé.
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1994-96 : reconnaissance des douleurs chroniques, du droit à l'information du malade, à l'assistance morale par une définition des soins palliatifs.
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1999 : Loi visant à garantir le droit pour tous à l'accès aux soins palliatifs, dans une prise en charge globale, et définissant le rôle des bénévoles.
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La loi du 4 mars 2002 rappelle : "Toute personne a le droit de recevoir des soins visant à soulager sa douleur. Celle-ci doit être en toute circonstance prévenue, évaluée, prise en compte et traitée. Les professionnels de santé mettent en oeuvre tous les moyens à leur disposition pour assurer à chacun une vie digne jusqu'à la mort."
La personne en fin de vie est prise en charge par une équipe pluridisciplinaire, soit à domicile, soit en institution (hôpital, maison de retraite, lieu de vie...)
L'équipe soignante traite la douleur et les symptômes liés à la maladie.
Le bénévole, lui, est amené à intervenir de façon anonyme auprès du malade et de sa famille à travers l'écoute, sans implication personnelle, sans jugement, à raison d'une fois par semaine.
Mes parents avaient 18 ans lorsque je suis née, dans les années 60. J'ai grandi avec leur musique : les Beatles, Piaf, Brel, Ferré, Adamo...
Ma mère écoutait le Lac des Cygnes pour faire le ménage. Elle m'amusait : comment pouvait-elle entendre avec le bruit de l'aspirateur ?
Ado, je n'avais pas le droit de sortir. C'est tardivement que j'ai découvert Pink-Floyd, Génésis, AC/DC, Bob Marley, Supertramp, Queen... Ensuite UB40, Calvin Russel, U2... Le son pop-rock, c'était MA musique. La musique classique, ce monde inconnu, me paraissait hermétique, réservé à une élite.
A 40 ans, j'ai croisé un ami qui ignorait, jusqu'à leur nom, les groupes que j'écoutais. Il avait grandi au son de la musique classique. Il m'offrit Les Variations de Goldberg de Bach, par Glenn Gould. Ce fut une révélation. J'écoutai ensuite les Partitas. J'eus l'occasion d'entendre le Requiem de Mozart à Saint-Louis en l'île : une grande émotion.
Aujourd'hui, mon compagnon m'emmène à l'Opéra pour Mozart, Verdi, Pucini...
En concert, dès les premières notes, les larmes me montent comme la musique dans une cathédrale. C'est intense. Certains Arias, comme le Gloria de Vivaldi ou le Stabat Mater de Pergolési, me font cet effet.
J'ai lu un jour un roman où l'auteur intégrait la musique à son histoire. J'ai acheté chaque morceau référé pour mieux entrer dans le texte. Ma discothèque s'est ainsi élargie de Haydn, Händel ou du violoncelle de Bach.
J'apprends la musique à travers l'émotion qu'elle me procure, souvent au hasard, tout en gardant une préférence pour le piano... grâce à Glenn Gould, à Bach ? J'ai découvert le concerto pour piano n°20 de Mozart, par Miguel Angel Estrella avec l'Orcheste pour la Paix. Un grand plaisir.
J'apprécie également cet artiste :
Lang Lang * - Mozart - Piano Sonata C Major K.330 3rd Movement