19 posts tagged “plongée”
Il nous démangeait d'aller plonger... Notre lac habituel est actuellement gelé.
Un ami a organisé une sortie au lac de Neuchâtel samedi dernier. Nous étions 5 plongeurs a vouloir nous immerger dans une eau à 4 degrés... Folie ? Pas vraiment, avec de bonnes combinaisons. L'eau avait une très belle visibilité, comme souvent en hiver. Mais la vie était en hibernation.
Trois sont descendus vers 40m pour voir le "requin" du lac (une épave déposée par des plongeurs)
Manu et moi sommes restés dans la zone des 20m, vers la "salle de bain", autre épave.
Nous avons croisé d'autres plongeurs en exercices, deux barques, une petite perche, un brochet mort, des exsuvies d'écrevisses.
Une plongée bien agréable, même si l'eau était froide. A la sortie nos doigts engourdis pouvaient à peine nous déséquiper.
Vincent qui ne voulait pas se mouiller, est resté au bord, jouant avec les cygnes et autres volatiles.
Paramètres : 19m, 38mn.
Sur le retour, une tarte aux pommes, accompagnée de thé bien chaud, nous ont réchauffés.
Il est temps de sortir de l'hiver !
Sous une brume automnale nous voilà partis pour Neuchâtel.
Température atmosphérique de 10° à Besançon, qui descend progressivement jusque -4.
De quoi couper l'envie de plonger pour Vincent.
Je n'ai pas le choix, un encadrant étant volontaire rien que pour moi.
La brume qui cachait le château de Joux (à découvrir) fait place à un superbe ciel bleu dès que nous approchons de la Suisse.
1 petit degré sur le lac, 8 dans l'eau, la brume est revenue...
Nous attendons le camion du club en discutant avec quelques plongeurs suisses : ils sont en étanche, je suis en semi-humide...
Tout le monde est là, palanquées constituées, on s'équipe.
Briefing, immersion, il fait meilleur dans l'eau ! Visi 10m.
Nous sommes deux prépa-N2 pour un formateur.
Mon équipier devra déclarer forfait, son DS rend l'âme dès la mise à l'eau.
On s'équilibre sur un fond de 20m.
Ce sont mes premières remontées assistées en eau douce, j'ai travaillé en mer jusque là. Trois kilos de lest.
Je suis surprise de réussir ma première RA, en pleine eau, sans autre support visuel que les bulles.
Bonne vitesse, stop à 3m, tour d'horizon, surface.
On en fait deux, la seconde est moins bonne, mais ça suffira.
Sur le parking on avait croisé Serge Dumont (palme d'Or au festival d'Antibes 2007 pour son film sur les Rieds alsaciens). Il a vu nombre de brochets.
Mon GP sait où les trouver. C'est moi qui devrais le ramener ensuite à la plage de Boudry.
On part sur un fond de 13m vers la salle de bains et soudain, une image surréaliste : une quinzaine de brochets, comme suspendus dans les branches d'un arbre mort. Drôle de sapin de Noël !
Nous sommes très proches mais aucun ne bouge, comme pétrifiés. Nous les contemplons un moment.
Mi-pression, retour. Nous avons la même conso.
Petit arrêt à la salle de bains, à 12m (il y a même une brosse à dents sur le lavabo) et retour tranquille vers la plage que je retrouve sans problème, je sais le parcours balisé par des bouées à 6m.
Petites perches, moule zébrées sur le chemin.
Mes trois kg seront justes pour tenir à 3m, mais je n'ai pas de palier à faire et nous sommes arrivés.
20m, 30mn, conso 100 bars.
Le GP m'annonce qu'il valide mon N2... Enfin !
C'était ma 80ième plongée, ornée d'un bouquet de brochets...
Repas sur le parking et nous allons voir la hutte de castors au bord de l'Areuse.
Une bien belle journée, malgré la fraicheur...
Chateau de Joux, photo Michel Loup http://www.jura-boutique.com/catalog/popup_image.php?pID=180
_________________
Nous avons eu l’occasion, grâce à JM un ami plongeur, de participer aux Ulyssiades 2008.
Le projet consistait à permettre à de jeunes plongeurs normands de découvrir la Méditerranée.
Pourquoi pas à Gozo ?
Résultat : nous étions 40 plongeurs, dont 18 jeunes, sur un total de 51 personnes.
Le groupe devait arriver le 27 octobre, nous le précédions de deux jours, JM et sa famille nous attendaient sur place.
Départ d’Orly samedi matin, 2 h 20… au dessus des nuages.
Douceur et soleil nous accueillirent à Malte.
Bus et ferry nous emmenèrent jusque Marsalforn.
Premier contact fort sympathique avec JM.
Nautic Team étant fermé le dimanche, nous avons pris un peu de repos, sous la pluie.
Nous voulions visiter Ggantija, mais nous ne vîmes jamais le bus : les horaires affichés n’étant pas actualisés. Gozo, c’est déjà un peu l’Afrique !
Pas grave, sous l’accalmie nous marchâmes jusqu’aux salines, dans une jolie lumière.
En bordure de mer nous observâmes murènes juvéniles, syngnathes et vers de feu. Ca promettait pour la suite !
Antoine nous avait déjà abandonnés, adopté par la famille de JM.
Nautic Team est très organisé : chaque plongeur dispose d’une caisse pour son matériel qu’il gère et transporte sur les camions, avec les blocs, jusqu’aux différents sites de plongée.
Ce sera chaque fois un départ du bord.
A disposition deux camions… et quatre jeeps, louées pour l’occasion.
Gozo faisant environ 14 km sur 7 (soit 43 km de côtes), chaque déplacement sera une promenade agréable.
Lundi, plongée d’évaluation dans la baie de Marsalforn, sur fond de 8m ; l’occasion également d’une reconnaissance pour la plongée de nuit.
Le départ se fera à pied, blocs sur le dos, jusqu’à la plage située à 50 m.
Nous sommes 6 plongeurs : Antje notre jolie GP, Klaus un allemand -totalement indépendant du groupe,- Laure-Anne, Antoine, Vincent et moi.
Je suis en binôme avec Vincent. Belle visi, eau à 23 degrés.
Dès le départ je perds une poche à plomb, ça commence bien…
La palanquée a la gentillesse de la rechercher… et de la retrouver (!), j’ai pu finir la plongée.
Sable, puis posidonie riche en juvéniles, labres, crénilabres, girelles… jusqu’aux brise-lames qui protègent la baie derrière le port.
Retour tranquille.
8 m, 56 mn, conso 60 bars.
L’après-midi, plongée à la pointe Saint-Marie, à la sortie de Marsalforn.
Antje, JM, Catherine son épouse, Lucas, Klaus,Vincent et moi.
Je ferai le serre file avec Vincent.
JM perd ses plombs à la mise à l’eau, nous ne retrouvons qu’une poche, il restera en surface.
Promenade dans les posidonies très riches en vie (girelles, mendoles, sars, saupes..), au milieu d’un joli paysage de roches et d’épaves… d’échelles.
Nous trouverons par hasard, à la remontée, la seconde poche de JM.
13 m, 50 mn, conso 60 bars.
Dès notre retour au logement, le groupe arrive, quel mouvement !
Une chaîne humaine s’organise pour transporter les bagages (ce sera ainsi pendant tout le séjour, avec les blocs et les caisses)
Distribution des logements, briefing de Antje pour organiser la semaine.
Didi, autre encadrant de Nautic Team, organise le dîner dans un restaurant pour 51 personnes…
Soirée conviviale, puis tous au lit, l’aventure commence demain pour nos jeunes !
Mardi matin plongée à Xwejni Bay, au nord de Marsalforn.
Chacun gère son bloc et sa caisse, nous partons avec les véhicules.
Une plongée suffira pour que tous comprennent et pour que ça roule parfaitement.
Distribution des palanquées, mise à l’eau (ici on chausse les palmes dans l’eau )
Antje et les MF1 encadrent les enfants.
Chacun est pointé par Didi à l’entrée et à la sortie de l’eau. Nous ne perdrons aucun plongeur pendant le séjour !
Vincent et moi partons en autonomes, le site est facile, couvert de failles parmi la posidonie.
Partout des vers de feu, girelles paon, poissons-perroquet, serrans écriture, rascasses, sublets, sars, bérets basques…faune classique de Méditerranée.
Nous sortons parmi les derniers.
14 m, 54 mn, conso 80 bars.
Pause repas où nous faisons connaissance avec nos colocataires, fort sympathiques (Alain, Christophe et ses enfants).
Le logement (trois chambres, une cuisine, deux salles de bain et deux balcons) est assez grands pour accueillir 7 personnes.
14 h, nouveau départ, encore plus au nord, pour Ghasri Valley et son dôme bleu.
Nous ne savons pas ce qui nous attend…
Les camions empruntent un chemin caillouteux et défoncé. Nous nous arrêtons au sommet d’une falaise, à environ 40 m au dessus de l’eau. Mais où est la mise à l’eau ?
Briefing : il nous faut descendre 100 marches creusées dans la pierre avant d’arriver à la plage… promenade capelée en surface jusque la sortie de la gorge, plongée jusque la grotte, retour par le fond.
Nous nous équipons sous le soleil, et nous voilà partis, blocs sur le dos…
Je n’ose penser à la remontée !
Didi descend quelques blocs pour les plus petits.
Que la mise à l’eau est agréable, après la chaleur de l’effort ! Je ne ferais pas ça en plein mois d’août…
Départ main droite pour Vincent et moi, autonomes.
Parmi les blocs de roche couvrant la gorge, on trouve nombre de rascasses, serrans, crénilabres, éponges, ascidies, serpules, anémones viridis et charnues, faux corail, mérous juvéniles, poissons-perroquet.
La grotte et illuminée d’un joli bleu, il y a des éponges blanches, des porcelaines.
Elle descend jusque 15 m, on peut y faire surface à 5 m.
Retour sur l’autre versant de la gorge, aussi intéressant.
Je ne parlerai pas des 100 marches à remonter bloc sur le dos, même vide...
21 m, 64 mn, conso 130 bars.
Mardi soir, présentation bio de Vincent, dans le cadre de l’attestation découverte de l’environnement sub-aquatique de la 2F.
Mercredi une jolie surprise nous attend : le Blue Hole, à l’ouest de l’île.
Nous emmenons le pique-nique pour passer la journée sur site.
Antje et Didi ramèneront les blocs pour les regonfler au centre entre les deux plongées.
Le Blue Hole est magnifique. Photos-souvenir pour les Ulyssiades.
Le temps est brumeux, il se lèvera à notre sortie de l’eau, laissant place à un grand soleil.
La mise à l’eau est acrobatique, sur des rochers parfois glissants.
Nous serons une palanquée de 4 : Vincent, Christian, Antoine et moi.
Descente dans le Blue Hole jusque 15 m pour en ressortir vers l’arche que nous traverserons.
Il règne une très belle lumière bleue.
Promenade autour de l’arche, on repasse devant le Blue Hole, repérable par sa clarté traversante.
Antoine veut faire la cheminée qui remonte, de 17 à 7 m, de l’autre côté de Blue Hole, dans une sorte de piscine.
La cheminée est étroite, on y passe un à la fois mais il y fait assez clair, c’est accessible sans éclairage. J’effleurerai, dans la pénombre, un ver de feu qui me laissera une brûlure similaire à celle d’orties.
Cette plongée est un grand moment, nous serions prêts à la refaire…
24 m, 56 mn, conso 80 bars.
Au retour du camion avec les 12l regonflés à 200 bars, nous nous préparons pour la mer intérieure.
Briefing : il faut traverser un tunnel main gauche, en restant bien sous 3 m à cause des bateaux passant au dessus des plongeurs. Le tunnel s’ouvre sur 26 m vers un tombant.
Il faut revenir avec 80 bars à l’entrée du tunnel si on veut finir avec 50 bars.
On peut faire ses paliers dans le tunnel qui remonte jusque 3 m.
Je plonge avec Manu, MF1, qui me laisse diriger dans le cadre de ma prépa-N2, et Vincent.
Briefing en surface pour la palanquée, vérification du matériel.
Départ dans la pénombre du tunnel, je n’ai pas pris de lampe, j’allume mon ordi pour voir les paramètres, je ne veux pas descendre sous 20 m, notre limite.
Je reste devant jusqu’au tombant, me positionnant ensuite à l’extérieur de mes coéquipiers.
Vincent, à cause de ses photos, part un peu devant, je dois le récupérer quand il s’éloigne trop. Manu glisse, je vais le rechercher.
100 bars, demi-tour sur 16 m. Un léger courant nous pousse, nous permettant d’arriver à l’entrée juste à 80 bars. Nous remonterons tranquillement dans le tunnel, jusqu’aux 3 m de sa sortie.
Fin de plongée juste à 50 bars, grâce au courant. Il aurait fallu faire demi-tour un peu plus tôt pour assurer, où revenir à plus faible profondeur.
Debriefing : Manu semble satisfait. Mais ce sera la seule plongée que nous aurons l’occasion de faire ensemble.
22 m, 49 mn, conso 150 bars.
Retour à Marsalforn, fatigués mais heureux.
Le soir même, plongée de nuit à 19 h, depuis la plage.
Nous sommes 6 répartis en deux palanquées.
Ambiance feutrée dans le centre, nous nous équipons en silence, fatigués de la journée.
Nous regagnons la plage à pied, blocs sur le dos.
Mise à l’eau, éclairés par Didi qui assure la sécu surface.
Je serai avec Vincent et Antoine.
Nous resterons au-dessus du sable, la vie y est riche. La carte mémoire de l’appareil photo de Vincent est pleine, dommage.
Nous verrons grondins volants, anguilles de sable, poissons lézard, sars, rougets, poissons plats, rascasses, poulpe en pleine eau crachant son encre, chabot.
Lorsque le phare de Vincent s’éteint, la lumière du mien suffit pour finir la plongée.
Retour à la boussole vers la plage.
6 m, 41mn, conso 50 bars.
Un très bon moment.
Jeudi, T’aceni, au sud-ouest de Gozo.
Encore des escaliers à descendre tout équipé.
Saut droit dans une mer mouvementée.
Le souci est la sortie de l’eau : l’échelle a disparu. Elle est au fond (enlevée par des pêcheurs). Il nous faudra la remonter pour permettre aux enfants de sortir en sécurité.
Briefing : sortir de la baie sur un plateau de 14 m, tombant à droite.
Le tombant de gauche conduit à une grotte remontant jusque 7 m.
Je serai autonome avec Vincent. Départ main droite, retour à 140 bars pour voir la grotte avant de rentrer. Mais tous les plongeurs ont cette idée, ça fait du monde et beaucoup de particules pour les photos. Nous faisons demi-tour vers le plateau et nous prenons l’autre tombant vers la grotte. Elle est très sombre, je n’ai pas d’éclairage, je ne m’y attarde pas. Vincent me rejoint sur le tombant.
Nous croiserons apogons, ascidies, vieilles, mérous, éponges, labres-merle, serpules, ponte de nudibranche, poissons-perroquets, rougets barbet, girelles paon, labre vert, mulets, vers de feu.
Au pied de l’échelle mon ordi me demande un palier de 3 mn à 3 m.
24 m, 50 mn, conso 120 bars.
Après la pause repas je tombe de sommeil, je ne plongerai pas cet après-midi.
Après la sieste je ferai une promenade jusqu’aux salines, pensant trouver nos plongeurs à la pointe Sainte-Marie où devaient avoir lieu des baptêmes. Ils auront changé de site, à cause du vent et de la mer agitée.
Jeudi soir repas organisé par Didi dans son restau habituel pour un barbecue.
C’est l’occasion de remettre les attestations de découverte de l’environnement sub-aquatique, un Vrai diplôme 2F, n’est ce pas Antoine ? Un premier pas vers le N1 bio.
Vendredi matin, dernière plongée pour nous, nous reprenons l’avion samedi…
Ce sera à Ix-Xhatt L’Harmar, près de Mgarr au sud de l’île.
Distribution de loupes ; Vincent ne plongera pas, il a apporté ses livres, restant à disposition pour les enfants et adultes qui auraient des questions sur la bio.
Il y a du vent et du courant, le saut droit est un peu dangereux.
Les enfants descendront à l’échelle.
Les plus expérimentés feront l’épave à 40 m.
Je suis en palanquée avec JM, Pauline, mon binôme est Laure-Anne.
L’eau est limpide malgré le courant. Nous prenons le tombant à droite.
Sous les nombreuses roches nous trouvons rascasses, apogons, oursins, girelles, girelles paon, mérous juvéniles. L’un d’entre eux joue à cache-cache avec nous.
Nous verrons un très joli corb, qui se croyait caché entre deux roches.
Sur le retour, un poulpe dans son trou se laisse observer et finit par s’enfoncer.
Il y a du courant mais peu perceptible à 9 m, nous palmons tranquillement.
Comme nous sommes les derniers, Antje vient à notre rencontre.
Nous faisons surface, ça bouge à 3 m. Retour palmé un peu difficile contre le courant.
Didi nous aide à remonter à l’échelle, il nous faut déchausser et nous laisser porter par la vague pour attraper les barreaux.
C’était la dernière… 19 m, 51 mn, conso 110 bars.
Nautic Team avait organisé notre retour.
Un taxi nous attend comme prévu à 4 h15 précise pour nous conduire au ferry, puis un autre taxi jusque l’aéroport de Malte.
Décollage à 8 h10. Il pleut sur Orly… Nous avons encore 400 km avant d’arriver chez nous.
C’est avec le blues que nous posons les valises.
Elle est où la mer ?
Merci à JM grâce à qui nous avons passé une merveilleuse semaine et rencontré des plongeurs bien sympathiques !!!
Il faudra qu’on passe en Normandie…
_________________
En septembre Benoît, ami bisontin et plongeur, m'a invitée à le rejoindre à Antibes où il passait son N4-E2.
J'attendais depuis avril (date de l'examen théorique du N2) pour travailler la technique en milieu naturel...
Jean-Luc, BEES1 et président de l'association Relax Plongée, m'a consacré une petite semaine.
Il ne m'a pas ménagée, entre remontées assistées, orientation et mise en situation d'autonomie.
C'est un formateur très exigeant qui appréhende le N2 dans son ensemble et non pas par compétences. J'ai beaucoup appris.
Je ne pouvais rester que 5 jours pendant lesquels j'ai bénéficié de 9 plongées : une d'évaluation, 7 plongées techniques (dont une à 40m) et d'une plongée de nuit en autonomie.
J'étais déjà fatiguée par la rentrée et le changement de saison, je suis rentrée épuisée.
Bilan : il me reste encore trois plongées techniques pour peaufiner les RA et améliorer l'autonomie.
Jean-Luc m'a aidée à prendre confiance, il m'a démontré que j'étais capable d'être N2.
Prochaine étape : une semaine à Gozo très bientôt, avec un groupe d'amis plongeurs. Une autre occasion d'affiner l'autonomie.
Jean-Luc aimerait que je termine chez Relax Plongée, le but étant proche. J'espère que ce sera possible, Antibes est si loin de Besançon...
Cette année nous avons choisi de passer trois semaines en Corse : 15 jours c'était trop peu l'année dernière...
D'abord à Propriano, pour retrouver Denis et son équipe de U Levante, mais aussi quelques amis corses.
Nous avons terminé par une semaine à Porto, il nous fallait revoir ce site magnifique.
Mes soucis d'oreille ne me permettaient pas de plonger aussi souvent que nous aurions aimé.
Nous avons donc commencé par une plongée un jour sur deux, ce qui est confortable : cela permet de se reposer, de visiter la région et d'être en pleine forme pour plonger... Nous avons aussi pratiqué du PMT pour découvrir une belle vie dans 10 m d'eau : murène, raies pastenagues, rasons, poissons plats, gobbies blennies, murex, pourpres et même des apogons dans une petite grotte...
En tout nous avons fait 11 plongées sur trois semaines, dans la limite de nos prérogatives de 25 mètres. Mais nous aurions bien glissé pour approcher un doris...
Temps idéal, mer calme, température sous l'eau de 21 à 23 degrés selon les sites, avec une belle lumière.
L'eau était troublée par la chaleur dans les 6m.
Dans le Valinco Denis nous a emmenés sur la tête de l'hyppocampe, la petite vallée, les cathédrales, la tête d'aigle.
De très beaux sites où nous avons pu voir doris dalmatiens, flabellines à foison, murènes, mérous, girelles, serrans, crénilabres, labridés, axinelles, anémones viridis, clavelines, clathrines, éponges, gorgones blanches jaunes et rouges, barracudas... la faune classique de Méditerranée.
Antoine s'est fait plaisir en fouillant dans les trous, découvrant galathées ou mostelles, il a l'oeil le petit !
Il commence à s'intéresser à la biologie marine. Il a même voulu essayer mon APN, un peu déçu, pensant que c'était plus facile...
Pendant notre séjour à Proprian' nous avons eu le plaisir d'une escapade dans l'Alta Rocca, bien nommée terre d'accueil, pour une visite à nos amis.
C'était aussi l'occasion de casser notre pot catalytique... La voiture non plus ne voulait pas rentrer sur le continent ?
Le garagiste, très efficace, s'est démené pour nous trouver la pièce et nous permettre de repartir dans les délais vers Porto. Qui a dit que les corses n'étaient pas accueillants ?
Dans le golfe de Porto les paysages sous-marins sont différents, à l'image des côtes tourmentées, la vie aussi riche.
Nous avons pu voir d'autres espèces de flabellines, un doris géant, et toujours murènes, mérous, mostelles, un ban de sérioles affleurant la surface... Nous avons plongé avec Génération Bleue et son équipe, très organisée.
Nous avons particulièrement apprécié le site de Monte Rosso et sa grotte de corail rouge à 26m, celui de Punta Senino et son magnifique tombant de gorgones.
Pas de très belles photos au bilan, le flash de Vincent est tombé en panne, et pour moi c'était mes premiers essais avec le flash externe.
Il n'est pas tout à fait étanche depuis sa réparation mais avec des précautions il fonctionne.
Les plongées, c'est aussi l'occasion de belles rencontres.
Chez Denis nous avons fait presque toutes nos plongées avec un encadrant originaire de l'Est, qui nous a évalués lors de la première plongée et nous a laissés, Vincent et moi, gérer nos plongées avec les appareils photos pendant qu'il s'occupait d'Antoine, un oeil sur nous à distance.
De même à Porto, où nous avons plongé avec une sympathique N4 qui était en famille (tous plongeurs), intéressée comme nous par la bio. Elle a pris Antoine sous son aile, explorant avec lui les trous de roche, nous laissant presque autonomes, ce qui n'est pas un réel souci puisque j'arrive à 60 plongées (quel chemin en une année !). Photographes tous deux, nous avions un oeil particulier sur nos consommations, mais j'ai toujours de l'air pour deux.
Nous avons passé de magnifiques moments, avec le blues de rentrer...
Je n'ai eu de stress à aucun moment, même lorsque j'ai du faire des vidages de masque parce que, par jeu, Antoine l'avait mouillé avant que je ne crache dedans : je n'allais pas laisser la buée m'empêcher de voir un tombant de gorgones rouges !
Peut-être que la crainte de ne plus jamais plonger, ressentie lors de mes séjours en caisson, m'aura guérie de ma peur de l'eau ?
J'ai pris grand soin de mes oreilles, cette fois !
J'ai apprécié aussi ma nouvelle stab, une dorsale, qui permet une grande liberté de mouvements et des sensations nouvelles.
Paramètres des plongées : de 41 à 55 minutes, de 20 à 26m, conso moyenne de 100 bars (12l)
Quelques images...
Mais que regardent-ils ?
L'Alta Rocca, bien sûr, depuis San Gavino.
Son clocher
La Corse c'est aussi des sites mégalithiques
des villages accrochés à la montagne (Sartène)
Avec vue sur la mer
Au loin les aiguilles de Bavella
Une vie terrestre (cigale)
un insecte spécifique à la Corse
Mais aussi une vie sous-marine
(soyez indulgent, c'était mes premiers essais avec flash externe, certaines sont sur-exposées et d'autres floues)
Ma plongée de réadaptation, au sortir de l'hiver, fut difficile. Les eaux vertes et froides ne m'inspiraient pas.
En avril nous sommes partis en Bretagne où les eaux étaient aussi vertes et froides, mais il y avait tellement de vie à découvrir que ce fut enchanteur. Je renouais avec le plaisir.
A l'occasion du 8 mai nous avions prévu un séjour à Carry le Rouet, près de Marseille.
Eau encore fraiche, peu de visibilité à cause du mauvais temps, plongées difficiles à cause de l'état de la mer. Mais quel bonheur de retrouver la Méditerranée...
Nous somme retournés à Carry en juin pour un WE entre amis plongeurs : quand on aime, on ne compte pas les kilomètres !
Trois belles plongées, une eau encore un peu chargée mais avec une visi correcte, une température qui se réchauffe à 16 degrés, la compagnie d'amis sympathiques, que demander de plus ?
Seulement, au retour à Besançon j'étais sourde d'une oreille... Premier diagnostic : otite baratraumatique, rien de sérieux. Mais après traitement médical je suis toujours sourde et j'ai même perdu de la sensibilité cutanée. Les médecins commencent à s'inquiéter, je fais 11 séances de caisson pour oxygénothérapie hyperbare.
Rien dans mes profils de plongées (jamais plus que 45 minutes à 24 m, sans paliers) n'indique un accident potentiel.
J'ai récupéré un peu d'audition, je dois passer des examens complémentaires, mais on ne sait toujours pas ce qui a pu se passer. L'IRM le dira peut-être...
Une seule angoisse : l'interdiction de plongée... C'est là où je prends conscience que la plongée fait vraiment partie de ma vie !
Un petit souvenir de nos vacances bretonnes.
J'ai pris cette photo sur l'épave du Thuringen, échouée sur 7m de fond, au large de la plage de Grâves.
Ce sont des anémones marguerites, qu'on voit le plus souvent solitaires. La visi n'était pas très bonne, mais l'épave étant peu profonde, la lumière y est très belle.
Depuis 2002 Festisub organise le Festival de la photo sous-marine à Neuchâtel, en Suisse.
La session 2008 avait lieu les 15 et 16 février, avec le soutien de l'UNESCO dans le cadre de l'année du dauphin.
Le but de l'association suisse Festisub est de promouvoir les activités aquatiques et subaquatiques, d'encourager le respect et la préservation de l'environnement aquatique et de promouvoir toutes les formes d'activité culturelle en relation avec le milieu aquatique.
Cette année étaient présents Laurent Ballesta, Michel Lonfat, Dany Van Belle ou Serge Dumont, entre autres photographes, cinéastes ou biologistes subaquatiques.
En plus des photos exposées pour le concours, il était possible d'admirer peintures et sculptures.
http://www.festisub.ch/index2.php?main=festival2008

Nous sommes allés à Festisub hier.
Malheureusement nous n'avons pas pu assister aux films, n'ayant pas réservé : c'était complet.
Nous avons visité l'exposition, tout en écoutant Laurent Ballesta commenter son film. Son livre "Planète Mers" était exposé.
Nou avons vu de très belles photos, d'André Hartmann (l'homme qui nage avec les requins) de Michel Lonfat ou de Tobias Bernhard, entre autres.
Etaient présentées également des oeuvres de Lillo "Animoo" et des sculptures de Claude Giorgo, avec pour thème la mer bien sûr.
Nous réserverons l'année prochaine !
Nous avons eu la possibilité de visiter cette superbe exposition.
Des animaux marins vivant dans les Abysses sont visibles au musée d'Histoire Naturelle de Paris.
C'est impressionnant, et passionnant, pour des plongeurs comme nous, de découvrir ces espèces rares que nous ne verrons certainement jamais en milieu naturel.
Chacune est exposée dans une sorte d'aquarium de résine, ce qui nous permet de les observer sous toutes les coutures. La salle d'exposition est sombre, ce qui accentue l'effet mystérieux et restitue l'impression que l'on doit ressentir dans les Abysses.
Un film est projeté en boucle, racontant en image l'expédition de Claire Nouvian et montrant ces animaux dans leur milieu.
Nous avons été impressionnés de découvrir leur petite taille et leur merveilleuse capacité d'adaptation à l'obscurité. Certains sont capables de produire de la lumière pour attirer leurs proies.
Le catalogue d'exposition est exceptionnel : il s'agit du livre de Claire Nouvian, inventoriant la vie des Abysses sous forme de photos de grande qualité.
N'hésitez pas à le feuilleter si vous n'avez pas l'opportunité de voir l'exposition, présente jusqu'au 8 mai.
(le ticket d'entrée donne accès à demi-tarif à la galerie de l'évolution)


















































